Et d’abord, est-ce que ça compte l’argent?
Les pépettes, le quibus, les radis, les ronds, les picaillons, la ménouille, la braise, le fric..
L’argent n’a pas d’odeur. C’est vrai, oui en partie.
D’abord, on le devine, on le sent, et on finit par le voir. Et parfois, c’est l’inverse à époque démonstrative, démonstration superlative.
Faut qu’ça claque!
Le fric c’est chic !
En cette fin d’année, étrennez vos proches et moins proches.
Et tiens, si on se faisait la malle avec le grisbi?
Des biftons de 50 milliars de dollards ça vous dit?
Les pépettes, le quibus, les radis, les ronds, les picaillons, la ménouille, la braise, le fric..
L’argent n’a pas d’odeur. C’est vrai, oui en partie.
D’abord, on le devine, on le sent, et on finit par le voir. Et parfois, c’est l’inverse à époque démonstrative, démonstration superlative.
Faut qu’ça claque!
Le fric c’est chic !
En cette fin d’année, étrennez vos proches et moins proches.
Et tiens, si on se faisait la malle avec le grisbi?
Des biftons de 50 milliars de dollards ça vous dit?
Back in time la valise pleine de cash au Zimbabwe en 2015.
On suit les riches pas de Chloé Nicosia, photographe sur la piste des conséquences de l’une des pires inflations de l’histoire.
« J’ai remarqué de grands panneaux publicitaires vides ou décharnés que j’ai commencé à photographier. Ils ont été mon point de départ, une intuition qui m’a poussée à me demander pourquoi il n’y avait aucune image sur ces panneaux. Sous le règne de Robert Mugabe en fonction dès 1980, le destin de tout un pays a changé en quelques décennies, autrefois le grenier à grains de l’Afrique australe. Cette hyperinflation commence au début des années 2000 ne cessant de s’aggraver jusqu’au point culminant de 2008. Durant cette période, des billets de banque aux sommes folles sont édités afin d’essayer d’endiguer ce tsunami économique, certains de ces billets auront même des dates de péremption afin de pousser les populations à faire circuler la monnaie. » (…) Chloé Nicosia
Quand l’argent ne peut plus rien acheter, que reste-t-il?
Quelle valeur a le monde et ce que l’homme produit?
Une seule constante depuis la nuit des temps, celle qui se rappelle à nous chaque jour, Mère Nature sort vainqueure par K.O. de cette bataille de titans face au néant consumériste.
Preuve en est les chutes Victoria, l’une des cataractes les plus importantes au monde, une faille gigantesque à l’image du trou dans la maille monétaire. On entendrait presque depuis ces flots, l’écho lointain du cash flow devenu incontrôlable, l’argent aussitot émis, aussitot périmé. Mosi-Oa-Tunya, « Tonnerre de fumée », (le nom zimbabwéen des chutes) – ça sonne comme un juron du capitaine Haddock furibard mais oui c’est ça,- elles ont l’air très en colère ces chutes comme la Nature en général. Un bel écran masquant la vérité, notre course effrenée où tout se paie cher sans le savoir immédiatement. La particularité des chutes est qu’elles ne peuvent être vues de face qu’à une distance d’une centaine de mètres, ça vous rappelle rien?
Chloé Nicosia a photographié ces chutes dans une atmosphère de lumière crépusculaire où la. nature se donne rageusement et se cache à la fois. Mais le renouveau est possible et le soleil jaune pièces de monnaie et vert dollars nous appelle. Vous l’entendez le le son métallique de la caillasse?
Ce que l’argent pourrait acheter mais ne peut créer, pas d’étiquette de prix sur la nature.
Dans ce monde où il semble de plus en régner un drôle de sytème de valeurs, convoquer la puissance aveuglante mais limitée de l’argent insuffisante à sortir de l’impasse, on y pense nous?
Comme disait William, much ado about nothing.
But les images restent.
Quand l’argent ne peut plus rien acheter, que reste-t-il?
Quelle valeur a le monde et ce que l’homme produit?
Une seule constante depuis la nuit des temps, celle qui se rappelle à nous chaque jour, Mère Nature sort vainqueure par K.O. de cette bataille de titans face au néant consumériste.
Preuve en est les chutes Victoria, l’une des cataractes les plus importantes au monde, une faille gigantesque à l’image du trou dans la maille monétaire. On entendrait presque depuis ces flots, l’écho lointain du cash flow devenu incontrôlable, l’argent aussitot émis, aussitot périmé. Mosi-Oa-Tunya, « Tonnerre de fumée », (le nom zimbabwéen des chutes) – ça sonne comme un juron du capitaine Haddock furibard mais oui c’est ça,- elles ont l’air très en colère ces chutes comme la Nature en général. Un bel écran masquant la vérité, notre course effrenée où tout se paie cher sans le savoir immédiatement. La particularité des chutes est qu’elles ne peuvent être vues de face qu’à une distance d’une centaine de mètres, ça vous rappelle rien?
Chloé Nicosia a photographié ces chutes dans une atmosphère de lumière crépusculaire où la. nature se donne rageusement et se cache à la fois. Mais le renouveau est possible et le soleil jaune pièces de monnaie et vert dollars nous appelle. Vous l’entendez le le son métallique de la caillasse?
Ce que l’argent pourrait acheter mais ne peut créer, pas d’étiquette de prix sur la nature.
Dans ce monde où il semble de plus en régner un drôle de sytème de valeurs, convoquer la puissance aveuglante mais limitée de l’argent insuffisante à sortir de l’impasse, on y pense nous?
Comme disait William, much ado about nothing.
But les images restent.